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Petit Conte du Bonheur
Un jour, la Tête tourmentée, cherchait désespérément une réponse
A cette grande question : Comment trouver le bonheur ?
Peu préoccupées par les tergiversations du cerveau, les jambes,
Quant à elles, continuaient de marcher d’un pas décidé.
C’est alors, qu’une suave odeur de glycine vint titiller les narines du nez endormi.
Aussitôt il s’éveilla et s’enivra goulûment de ce parfum sucré.
Une délicieuse sensation de sérénité envahit le corps,
Fort étonné qu’on le sorte ainsi de sa torpeur.
Mais le cerveau, dérangé dans sa méditation par ces singulières Emotions, demanda au corps et au nez de bien vouloir se tenir tranquilles.
Et de reprendre de plus belle, le fil de ses pensées
Tout en ordonnant aux jambes de poursuivre leur route.
Les pieds, hélas bien maladroits, ne virent pas le bord du trottoir
Qui s’approchait dangereusement.
L’un d’eux chuta brutalement dans le caniveau.
Le genou n’eut pas le temps de réagir, pas plus que la hanche
Qui partit lamentablement en vrille !
C’est alors qu’une main étrangère et secourable vint retenir l’épaule.
Une voix mélodieuse demanda : ça va ?
Vous ne vous êtes pas fait mal ?
Un regard bienveillant se plongea dans les yeux écarquillés.
Un sentiment de reconnaissance mêlé de quiétude submergea Les sens alors tous en émoi.
La bouche dessina un sourire et d’agréables paroles s’échappèrent de la gorge.
Tandis que l’inconnu commençait à s’éloigner, le cerveau reprit ses « esprits ».
Bien, dit-il, fini la récréation ! Reprenons là où nous en étions.
Alors le bonheur … Qu’est-ce que le bonheur ?
C’est alors que le cœur, très agacé par ces interminables radotages, se mit en colère.
Mais enfin, tu n’as donc rien compris !
Que ressens-tu lorsque d’entêtants parfums t’envahissent ?
Ne vibres-tu pas lorsqu’un tendre regard te contemple ?
Une main chaude et bienveillante n’a-t-elle aucun effet sur toi ?
De simples mots d’amour ou d’amitié s’envolent-ils sans jamais t’atteindre ?
Un fou rire complice partagé entre amis n’a-t-il jamais provoqué l’ivresse ?
Le cerveau interloqué et gêné ne put qu’acquiescer.
Comment avait-il pu oublier cela ?
Le bonheur tant recherché était là présent,
Juste fait de petits instants délicieux.
Et voici sa version super revisitée et surtout beaucoup plus Pop-ulaire !
Petit Conte de la Kiff Grave
Un jour, la cafetière déjantée, cherchait allumée,
la réponse à c’te bonnasse question :
Comment dégauchir (trouver) la kiff grave ?
S’foutant bien de la gamberge du bulbe (cerveau), les guibolles, Quant à elles, continuaient d’arquer en mettant la sauce sur le pavé.
C’est alors, que le fumet d’une glycine asticota le tarbouif qui pionçait.
Aussitôt mis au parfum, il s’anisa, tout goulaffe, du snif sucré.
Ca fit tout bizarre dans la cage à soufflets (poitrine) qui s’la coulait douce
Et le burlingue (corps), tout jouasse, finit par s’couer sa goule enfarinée.
Mais le ciboulot, qu’avait pas fini d’artiller ses méninges,
Demanda aux abatis et au blaire - qu’il pouvait pas blairer -
De bien vouloir se la fermer. Et de rabâcher ses délires schizos,
En ordonnant aux arpions, de bien vouloir prendre la tangente. Merci !
Les nougats, hélas plutôt mal enquillés, n’avaient pas calculé l’trottoir qui, casse-gueule, pointait sa tronche de « mac à dames ».
L’un d’eux se gaufra royalement dans le caniveau.
Le genou n’eut pas l’temps de gambiller,
Pas plus que le châssis qui s’barra lamentablement en vrille !
C’est alors qu’une balaise pougnette alpagua l’endosse (épaule)
Le mirliton se rencarda : ça va l’fiston ?
T’as bien failli t’exploser la canonnière (derrière) !
La bobine cramoisie riboula ses calots (écarquiller) vers la bonnasse trombine du chaland.
Il en avait la tuyauterie toute retournée.
La mangeoire se fendit d’une risette et bafouilla de la gargane (gorge) un « merci »
Tandis que l’badaud mettait les voiles, la carafe s’remit à fumer du cigare.
Bien, marmotta le tripé du siphon, fini la récré !
Faudrait voir à pas mollire de la calebasse (tête).
Alors la kiff … Qu’est-c’que la méga kiff ?
C’est alors que le palpitant, que les berlures du citron, chauffaient à mort, crisa grave.
Non mais je rêve ! T’entraves que dalle ?!
T’es chébou des esgourdes ?
T’en as donc rien à carrer quand, sympa, on te bicle des mirettes ?
T’as pas les buées quand l’fumet d’une frangine taquine tes naseaux ?
Une paluche lauchem (chaude) et sympatoche, tu t’en tamponnes le coquillard ?
La jactance d’une gisquette qui t’agate (séduire) , c’est du pipeau, l’frérot ?
Quant tu t’épanouis la rate avec ton mouffetard, c’est pas l’panard ?
Les camerluches (camarades) qui t’laissent jamais en rade, c’est des trichards ?
Le gonflé du bulbe, estomaqué, se tortilla l’artiche (derrière) et avala la pillule.
Comment lui, le flippé du bocal, il avait pu se bastinguer la vérité (cacher) ?
Pas besoin de se chatouiller l’égo ou de s’tourser le mérinos (se tourmenter)
La Méga Kiff qu’il voulait tant se payer cool, était déjà affranchie ;
juste faite des p’tites éclates poilantes bidouillées à l’arrache !
